Tous à l’Opéra : une affluence record !

L’équipe de l’Opéra épaulée par des bénévoles et des membres de l’AOVi mobilisés le 5 mai de 10h à 21h.

Éditorial du Président

Chères Amies, chers Amis,

Plein succès pour Martin Kubich et son équipe qui, à l’occasion de la manifestation nationale Tous à l’Opéra du 5 mai dernier, avaient organisé une journée grand public rythmée par des visites et des ateliers, ainsi que par des concerts et autres expositions de costumes : plus de 2500 visiteurs contre 1000 l’an dernier !

Les membres de l’AOVi ont répondu présents, en animant la buvette, fort fréquentée, et en présentant l’association aux visiteurs (plusieurs nouveaux adhérents !).

Etienne Béchet de Balan - Président de l'AOVi

Etienne Béchet de Balan – Président de l’AOVi

Lors du dernier « pot » en juin, nous avons eu l’honneur et le plaisir de recevoir le Directeur du Musée de l’Opéra de Vichy Fabien Noble. Toutes et tous étaient pendus à ses lèvres… « S’il existe un futur de l’Opéra de Vichy, c’est parce qu’il y a eu un passé », nous a-t-il affirmé. Nous sommes fiers de nous inscrire dans la continuité de l’histoire de cet Opéra remarquable, qui dispose d’un musée dont les fonds d’archives figurent parmi les plus importants d’Europe.

Cet été, les modestes passeurs de culture que nous sommes s’apprêtent à nous émerveiller lors du 1er Festival d’été concocté par Martin. Il va débuter le 14 juillet par une prise de la Pastille au son de la Carmagnole, pour résonner un mois durant dans les villes et les villages de l’agglomération. Pas moins de cent cinquante artistes vont évoluer sur la scène de l’Opéra de Vichy, mais également hors ses murs, à l’occasion de déambulations insolites dans les parcs ou de randonnée à vélo jusqu’à Clermont-Ferrand…

Nombreux sont ceux qui iront profiter de cette programmation de qualité accessible à tous !

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Tous au Musée de l’Opéra de Vichy !

Un fonds d’archives unique

Créé en 2002 par Josette Alviset, musicologue et historienne de l’art disparue en janvier dernier, le Musée de l’Opéra de Vichy est aujourd’hui dirigé par Fabien Noble. Outre ses expositions thématiques annuelles, ce musée unique en son genre dispose de documents exceptionnels.

Des affiches et des photographies de saisons estivales à la renommée internationale, mais aussi plus de huit mille titres de partitions d’orchestre ou encore des châssis de décors et des costumes, qui constituent autant de témoignages préservés pour être transmis. « Une collection qui ne représente pas seulement l’histoire culturelle et le rayonnement de Vichy, mais aussi celle du théâtre-opéra européen durant un siècle. »

Travaillant des années durant aux côtés de Josette Alviset, qui lui a transmis le flambeau du Musée en 2014 (sans oublier sa passion contagieuse!), Fabien Noble est aujourd’hui le dépositaire de ce fonds d’archives devenu la propriété de la Ville de Vichy.

Fabien Musée OpéraDepuis son ouverture en 1901 comme théâtre du Grand Casino, tous ses programmes ont été conservés. D’abord par la Société du Casino (filiale de la Compagnie fermière des Eaux de Vichy) en charge de sa gestion jusqu’à la fin des années 60. Une fois devenu l’Opéra de Vichy, des pans entiers de sa mémoire sont stockés dans des sous-sols inondables, d’autres se trouvant dispersés en divers endroits.

C’est en 1987 que Josette Alviset fonde le Centre d’études et de recherches Patrimoine musical. Ses investigations obstinées lui permettent de reconstituer l’essentiel des archives et de retrouver certaines pièces perdues, à l’instar des décors d’Aïda découverts dans une grange à  Chantelle… Soutenu par la Fondation Péronnet, le Musée de l’Opéra de Vichy voit le jour, marquant l’aboutissement de ce qu’elle considérait comme sa mission.

Visible jusqu’au 16 décembre, sa dernière exposition en date est consacrée à Reynaldo Hahn, un compositeur éclectique de la Belle-Époque, dont la musique a déjà été jouée plus de 500 fois à Vichy. Il composa des opérettes représentatives des Années Folles, mais aussi des opéras ou des concertos pour piano appréciés par son ami Marcel Proust.


Lettre de l’AOVi n°2 – Textes et conception Véronique Durupt